COLONEL PIOLI

 

HISTORIQUE  COMPLET  DU  173° R.I.

 

1 – La création du régiment.

 

         Dans l’histoire de l’Infanterie française, le numéro 173 est attribué pour la première fois à la 173° Demi-Brigade, créée le 26 mars 1793, dans la région de Longwy et Thionville. Composée de 3 bataillons, elle s’illustre lors des combats de Belgique, à Fleurus (juin 1794) et à Sprimont (septembre 1794). A la suite d’une restructuration, elle perd les 1er et  2ème bataillons le 8 février 1796, puis, le 3ème bataillon le 9 mars de la même année. Elle a seulement  vécu et combattu pendant deux ans. Les batailles de Fleurus et Sprimont sont inscrites sur son Drapeau.

Héritier des traditions de cette Brigade, le 173° Régiment d’Infanterie est créé le 15 avril 1913 à Nice. Il reçoit son Drapeau des mains du Président de la République, le 14 juillet 1913, à Paris.

  Désigné pour servir en Corse, il permute, dès septembre 1913, avec le 163° Régiment d’Infanterie qui quitte l’île et rejoint  le continent, plus particulièrement  Nice. [1]

              En septembre 1913, le 173° RI arrive en Corse et  occupe  les mêmes garnisons que le régiment qu’il relève. Son déploiement est le suivant :

 

Garnisons

Unités

Bastia

Chef de corps-Drapeau-4ème bataillon

Ajaccio

2ème bataillon au complet

Corte

3ème bataillon moins une compagnie

Calvi

1 compagnie du 3ème bataillon

Bonifacio

1er bataillon mois une compagnie

Sartène

1 compagnie du 1er bataillon

 

Les trois sections de discipline s’installent à Corté, Calvi et Saint- Florent.

2 - La grande guerre.

 

La mobilisation générale  est décrétée le 2 août 1914. Le 173° RI se regroupe très vite  à Ajaccio et embarque le 9 août au soir. Le lendemain, il débarque à Marseille et est dirigé par voie ferrée vers l’est de la France. Le 15 août, il prend position au sud-est de Nancy.

 La grande guerre commence et le régiment ne tarde pas à connaître la longue et dure épreuve du feu.

 

 

 

Les Eparges, La Gruerie, l’Argonne, Villers-Cotterêts, Craonne.

 

 

 

 

            Montdidier, Saint Quentin, Marquéglise, Ferme Forté.                                                                                                         

                          

Le 11 novembre 1918, l’Armistice est signé et la victoire  acquise.

 

            Présent pendant quatre ans sur tous les champs de bataille, le 173° R.I. entre dans la légende. Son courage et sa volonté de vaincre lui valent quatre citations à l’ordre de l’Armée  et  le port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille Militaire. Sur les  soies de son Drapeau, quatre nouvelles inscriptions viennent  se joindre aux deux premières de 1794:

§         Fleurus                    1794

§         Sprimont                 1794

§         Verdun                   1914

§         Le Matz                 1918

§         Montdidier             1918

§         Saint Quentin         1918

 

Décembre 1918 à août 1919 : le 173° R.I. fait partie des régiments d’infanterie désignés pour occuper la Rhénanie.

 

Le 14 juillet 1919: Le chef de corps, et le Drapeau  du glorieux 173° R.I,  participent au défilé de la victoire, sous l’Arc de Triomphe et sur les Champs Elysées à Paris.

  Le 1er janvier 1920, le Drapeau du 173° R.I. retrouve la terre de Corse. Il est accueilli avec enthousiasme et émotion à Bastia.

  Après plus de 2000 jours d’absence, l’héroïque épopée du «  régiment des Corses » se termine. Quelle longue route parcourue, depuis le 2 août 1914 ? Route tâchée de sang.  Route  jalonnée pour toujours, par les 3451 tombes de ses glorieux soldats, dont les noms demeurent à jamais, gravés sur tous les monuments des villes et des villages de la Corse.

 

3 - L après guerre : 1920-1925.

 

De 1920 à 1925, le régiment composé de trois bataillons, tient toujours garnison en Corse. Son implantation est semblable à celle d’avant la guerre :

 

 

 

Garnisons

Unités

Devise

Bastia

Chef de corps- Drapeau- 1er bataillon

« Toujours plus haut »

Ajaccio

2ème bataillon

« Mieux qu’hier »

Corte

3ème bataillon  moins deux compagnies

« Je veille »

Bonifacio

Une compagnie du 3ème bataillon

idem

Calvi

Une compagnie du  3ème bataillon

idem

 

 

4 - La campagne du Maroc en 1925.

 

En 1925, les évènements qui se déroulent au Maroc exigent l’envoi de renforts. Le 173° R.I. est désigné pour  fournir un bataillon. C’est le 1er bataillon qui quitte BASTIA,  le 30 août 1925, à l’effectif de 631 cadres et hommes. La campagne se déroule du mois de septembre au début de novembre 1925. Le 19 novembre, l’ensemble du personnel est de retour à Bastia. Le Commandement des troupes au Maroc, félicite le bataillon,  pour son comportement  sur la terre africaine.

 

5 - L’entre deux guerres : 1926-1939.

 

En février 1926, le régiment change de structure  et devient, par filiation directe, le 173ème Régiment d’Infanterie Alpine. Il est alors équipé  en  régiment de montagne à l’effectif de 1600 hommes. Jusqu’en 1939, toujours dans ses garnisons traditionnelles, il poursuit sa mission de défense l’île contre les éventuelles  aspirations  italiennes.

 

6 - La campagne de 1939-1940.

 

En 1939 les évènements internationaux se précipitent et la mobilisation générale est déclarée le 1er septembre. Le 173ème R.I.A. se prépare à la guerre :

 

§         Septembre à décembre 1939 : Participation à la défense de la Corse contre une éventuelle invasion des Italiens.

 

§         23 décembre 1939 : Le 173ème R.I.A. embarque à Bastia, débarque à Marseille puis est dirigé sur Saint- Dizier, là même où  il s’était battu en 1918. La température est de moins 25 degrés. Le 173ème R.I..A. fait partie de la 44ème Division. Il est connu sous la dénomination de «  les Corses »

 

§         Avril 1940 : Le 173ème R.I.A. stationne en Alsace autour de Saverne.

 

§         Mai à juin 1940 : Le régiment rejoint le nord- ouest de Reims et combat dans l’Aisne, à Epernay, et à Troyes. Les trois bataillons se battent énergiquement et ne sont jamais enfoncés par l’ennemi.

 

§         17 juin 1940 : L’Armistice est signé.

Les conditions de l’Armistice sont telles que de nombreux régiments sont dissous. Le 173ème R.I.A. est rayé de l’ordre de bataille le 30 juillet 1940.

Pendant cette courte campagne, « les Corses » perdent 272 hommes, 367 prisonniers et 713 disparus. La vaillance au feu du 173ème R.I.A est reconnue : «  IL ne fût nulle part enfoncé…ne se repliant que sur ordre, étant déjà encerclé. »

La croix de guerre 1939-1940,  avec une citation à l’ordre de l’Armée, est attribuée au Drapeau du 173ème Régiment d’Infanterie Alpine.

 

Après l’Armistice du 17 juin 1940, l’Allemagne autorise la France à conserver, sous conditions, une armée réduite. En Corse, le 173° Bataillon Autonome de  la Corse est créé le 22 juin 1940. Il stationne à Bastia, Tattone et Ajaccio. Cette unité, aux missions imprécises et délicates, dans  une île occupée par les Italiens, est dissoute le 4 décembre 1942.

 

Sur le continent, après le débarquement des alliés le 6 juin 1944, les jeunes résistants F.F.I. sont intégrés et amalgamés à l’Armée de la Libération venue  d’Afrique. Ainsi, les F.F.I.de l’Aude et de l’Héraut  sont-ils constitués en un régiment qui sera créé le 16 février 1945 sous le numéro et l’appellation de 173° Régiment d’Infanterie  Alpine. Avec un effectif d’environ 1500 hommes, ce régiment reçoit le Drapeau  du glorieux 173° R.I. Mal encadré, doté d’un équipement hétéroclite, peu crédible tactiquement, le nouveau 173° n’est pas engagé dans les combats de la Libération. Il est dissout le 31 octobre 1945.

 

  7 - Après la deuxième guerre mondiale.

 

            Il faut attendre le 1er avril 1951, pour que soit créé à Corté, le Centre Mobilisateur du 173° Régiment d’infanterie. Ce centre sera dissout le 28 février 1963

             Entre temps, le 1er janvier1963 est mise sur pied, à Ajaccio et à  Bastia, la 1ère Compagnie du 173° Régiment Divisionnaire. Cette Compagnie a une vie  éphémère car elle est dissoute le 31 août 1966. Le 1er septembre 1966, le Centre Mobilisateur 173 est créé à Bastia. Le 30 novembre 1966, il change d’appellation et devient la  Compagnie de Secteur  n° 173 à compter du 1er décembre de la même année.

Le 3 mars 1976, par un nouveau changement d’appellation, la compagnie de secteur devient la 173° Compagnie Divisionnaire. Sa vie reste très brève, car elle est dissoute  l’année suivante, le 30 novembre 1977.

Le 1er décembre 1977,  la compagnie divisionnaire, par changement d’appellation, devient le « Centre Mobilisateur 173-173° Régiment d’Infanterie » Cette formation assure, pendant 25 ans, la mission de mobilisation en Haute Corse. Elle est à son tour  dissoute le 30 juin 1997. Le 1er juillet de la même année, la mission de mobilisation du 173° R.I. est alors transférée au Groupement de Soutien de la Corse, à Ajaccio. Ce groupement  soutiendra le 173° R.I.  jusqu’au 30 juin 2001, date de la dissolution simultanée des deux formations.

  De 1951 à 2001, pendant cette période très fertile  en matière de réorganisations et de changement d’appellations, il faut noter que le numéro «173 »,  a toujours été sauvegardé sous des formes diverses.  Cependant, ce n’est que lors de la réorganisation territoriale de 1974, qu’un vrai régiment d’infanterie de réserve sera  affecté à la  Haute Corse. Pour mémoire, la Corse du Sud, verra la création du 373ème Régiment d’Infanterie de réserve le 1er Octobre 1979.

              Le 1er octobre 1974, en Haute Corse, est  créé le 173° Régiment d’Infanterie Divisionnaire, héritier de   toutes les traditions du « régiment des Corses » de 1914 à 1942.

Sous les appellations successives de Régiment Divisionnaire (1974-1984), de Régiment Interarmes  Divisionnaire (1984-1985), et de Régiment d’Infanterie (1985-2001),  mais toujours sous le numéro « 173 », l’Etat-Major de l’Armée de Terre  a tenu à conserver ce symbole fort, qui traduit l’attachement de la Corse à « son » régiment.

 

8 - La dissolution du 173° R.I. de réserve.

 

            Le samedi 30 juin 2001, le 173° Régiment d’Infanterie est définitivement dissout. Une très émouvante prise d’armes est organisée à Calvi. Le 2° Régiment Etranger de Parachutistes  et  le 173° R.I. sont rassemblés devant  toutes les autorités civiles, militaires, et religieuses. Les Légionnaires parachutistes et les fantassins rendent les derniers honneurs au glorieux Drapeau du 173° R.I.  Emblème qui porte sur les soies, le capital de sang, de peines, de victoires et de récompenses, qui honorent  ce régiment si cher au cœur des insulaires.

A compter du 1er juillet 2001, la presque totalité du personnel de réserve du  173° R.I. est versée au 2° R.E.P. pour  constituer la 6° Compagnie , et créer un complément de base et un complément de mission majeure.

 

Le ministre de la Défense, conscient de l’attachement des Corses à leur régiment, confie, à titre exceptionnel, la garde du précieux emblème au détachement du 22° Bataillon d’Infanterie de Lyon, qui occupe la citadelle d’Ajaccio. Ainsi, le glorieux Drapeau du 173°Régiment d’Infanterie n’a pas rejoint la « salle des Drapeaux » à Vincennes.

Il est toujours présent, sur cette terre de Corse, dont tant d’enfants ont eu l’honneur de servir en son sein, mais aussi, de verser bravement leur sang pour la France.

 

 

Lt Colonel (ER) PIOLI ( Nov.2002) -  D’après « La longue marche du 173° » par le Lt Colonel QUIVRON

 

photos magazine corse matin CETTE CORSE POURVOYEUSE DE COMBATTANTS 09-06-2006



[1]La plus grande partie de l’effectif en personnel appelé d’origine insulaire, qui sert au 163° RI, quitte la Corse. Cela explique, le nombre important de Corses tombés au sein de ce régiment au début de la guerre. Il en est de même pour les Niçois du 173°, ayant rejoint  la Corse en septembre 1913, et qui  vont tomber  au début de la guerre. Le 25 août 1914, 11 officiers, 1000 sous-officiers et soldats de réserve, mobilisés au 373° RI, un régiment exclusivement insulaire, vont renforcer le 173° RI qui vient de subir d’importantes pertes en Lorraine. Le 13 octobre1914, c’est au tour d’un bataillon complet du 373° qui partira renforcer le 173° RI. Ces renforts se poursuivront pendant toute la durée de la guerre.


 

Le 373° Régiment d’Infanterie

Le régiment de réserve de la Corse en 1914

 

 

 

 

La création du régiment

 

Régiment de réserve de la Corse en 1914, le 373° R.I. est mis sur pied pendant la mobilisation générale du 2 août 1914. Formé les 3, 4, et 5 août, il est implanté sur l’île dans les conditions ci-dessous :

§         L’état-major, la compagnie hors rang et le 5° bataillon à Ajaccio.

§         Le 6° bataillon à Bastia.

§         Le 7° bataillon à Bonifacio.

§          

Les numéros des bataillons, 5°, 6°, et 7° sont dans la continuité des 1°, 2°, 3° et 4° bataillons du 173° R.I d’active, corps support du 373° R.I. de réserve.

 

 

 

 

La grande guerre.

 

Dès le 25 août 1914, 11 officiers, 1000  sous-officiers et hommes de troupe, partent pour le front afin de renforcer le 173° R.I. qui vient de subir de lourdes pertes. Les effectifs du 373° sont aussitôt complétés avec d’autres réservistes insulaires.

 

Le 13 septembre 1914, le 6° bataillon  au complet, part  pour renforcer à nouveau le 173° R.I. dont les pertes sur la frontière sont importantes.

 

Entre le 16 et le 17 septembre 1914, l’état-major du régiment, le 5° et le 7° bataillon embarquent  et sont déployés autour de Saint-Dié et Raon-L’étape, dans les Vosges. Pendant tout l’hiver, le 373° R.I. tient solidement les positions qui lui sont assignées. Le 4 mars 1915, il participe à la reprise de La Chapelotte et de la côte 542 (Vosges).

 

D’avril 1915 à juin 1916, déployé entre Moyen-Moutier et La Chapelotte, il fait face à l’ennemi avec courage. Comme d’autres régiments du même type, il est dissout le 16 juin 1916 et ses effectifs sont versés sur place, au 173° et au 363° R.I. Son Drapeau rentre en Corse et est déposé à Corté lors d’une émouvante cérémonie.

 

 

Au cours de sa brève existence, d’août 1914 à juin 1916, le 373° R.I. a perdu 87 tués, 198 blessés et compte 5 disparus. Son Drapeau a droit à l’inscription « Vosges 1914-1915 » et, l’un de ses bataillons est cité à l’ordre de la division.

 

 

L’entre deux guerres

 

Entre les deux guerres, le régiment est recréé dans la réserve. Il demeure toujours, par dérivation du 173ème R.I. d’active, le régiment de réserve de la Corse. L’encadrement et l’ensemble du personnel sont insulaires. Ils proviennent d’officiers et de sous-officiers à retraite sur l’île, de réservistes ayant effectué leur service sur le continent ou, pour une grande partie, en Corse, au 173° R.I. Comme son corps support le 173ème R.I.A,  le 373ème devient à son tour « Régiment d’Infanterie Alpine »

 

La seconde guerre mondiale

 

 En septembre 1939, à la mobilisation générale, le 373°R.I.A. met sur pied 4 bataillons d’infanterie alpine. Avec le 173° R.I.A. d’active, puis tout seul, après le départ de ce dernier  pour le continent le 23 décembre 1939, le 373° se voit confier la mission de protection de la Corse contre une éventuelle invasion des Italiens. Le régiment n’aura pas à combattre.

Après l’Armistice du 17 juin 1940, le 373° Régiment d’Infanterie Alpine est dissout en juillet de la même année.

 

L’après guerre

 

En 1975, la Corse est divisée en deux départements et se voit affecter deux régiments de réserve. Le 373° R.I. est recréé le 1er octobre 1979 comme régiment de réserve de la Corse du Sud, tandis  que le 173° R.I. demeure le régiment de réserve de la Haute Corse.

 Le 373° RI  reprend les traditions attachées au numéro et reçoit officiellement son Drapeau, le 11 novembre 1982 à Ajaccio. Ses chefs de corps successifs sont :

§        Le colonel  N. ASTOLFI de 1979 à 1985.

§        Le colonel  A. VILLANOVA de 1985 à 1989.

§        Le colonel  F. MERCURY de 1989 à 1992.

§        Le colonel  EUVRARD de 1992 à 1996.

 

La dissolution

 

Le 373° Régiment d’infanterie est dissout le 30 juin 1996. Une grande cérémonie, présidée par le général MALLET, est organisée dans l’enceinte de la citadelle d’Ajaccio. Elle réunit toutes les autorités civiles, militaires et une très importante délégation du monde combattant d’Ajaccio et des environs.

 Devant le 373ème R.I. au complet, le Groupement de Soutien de la Corse (formation d’active) et un détachement du 173°R.I. de réserve, venu de la Haute Corse, les derniers honneurs sont rendus au Drapeau du 373°R.I.

L’emblème quitte définitivement la terre de Corse. Il  est déposé au Service Historique de l’Armée de Terre, à Vincennes,  le 31 octobre 1996, par le Lieutenant-colonel PIOLI et l’Adjudant-Chef ANDREANI, tous les deux du Groupement de Soutien de la Corse à Ajaccio.

 

                                                                                              Lt Colonel (ER) PIOLI  (Nov.2002)

 

 

 

 

 

 

 L’insigne, créé en 1981, représente un écu en forme de losange d’azur fileté d’or, chargé d’une Corse d’argent brochée. En abîme d’une tête de mouflon d’or, en pointe d’une tête de Maure tortillée. Entre les deux, capitales 373° R.I , d’or.

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Pour tous ceux qui avons approché le 173° RI, même sans y avoir servi, gardons  le souvenir de ce qu'il représentait pour la Corse.

La cravate du glorieux emblème porte le capital de sang, de peines, de victoires et de récompenses, qui honorent  ce régiment si cher au cœur des insulaires.

Cette photo a été prise le 8 mai 2009, lors de la prise d'armes pour les adieux officiels au Drapeau qui se sont déroulés le 8 mai 2009 ,à 18 h 30 dans la cour de la citadelle Miiollis à Ajaccio.


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la corse votre hebdo du 26 juin 2009


 

 

L'Abbé François CASTA

Ancien aumônier Parachutiste, Reconnaissance exceptionnelle de la Nation,

Élevé à la dignité de "Grand Croix de la Légion d Honneur"

                                                                                  

        Onze fois cité, trois fois blessé, son parcours est tout à fait hors du commun. Des Maquis de la Libération, au 1° Bataillon de Choc en Indochine, à la 25 Division Parachutiste en Algérie, l'Abbé François Casta a toujours été sur les points chauds où l'on se battait apportant le soutien de son Ministère à tous ses frères parachutistes.

D'une très grande culture, d'une discrétion exemplaire, son immense modestie n'a d'égale que son courage.

        Né à Calenzana le 20 août 1919, il passe les premières années de sa vie sur ce sol Corse qui lui est si cher. Quelques années plus tard, il entre au grand séminaire d'Ajaccio où commencent ses longues études théolo­giques.

"Je voulais être prêtre en Corse' se souvient-il.

En 1941 année noire de notre Histoire, il part au séminaire universitaire de Lyon

poursuivre ses études en théologie. Deux ans plus tard il est ordonné prêtre.

Dès 1944 il s'engage dans la Résistance dans un réseau à prédominance corse.

Après le débarquement de Provence, il s'engage comme aumônier militaire à la Première Armée du Général De Lattre de Tassigny.

Très grièvement blessé, il prend part à la campagne d'Alsace et se retrouve en Allema­gne jusqu'en 1947.

Volontaire pour l'Indochine, il devient l'aumônier du 1er Bataillon de Choc alors engagé au Tonkin.

Le 14 juillet 1949, il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur.

Après divers passages en Algérie et en Allemagne, il rejoint le Constantinois et devient l'aumônier de la 25 éme Division Parachutiste.

Il rentre à Calvi et demande sa mise à la retraite.

     

L'abbé CASTA le Président UNP de CORSE du SUD Monsieur Didier HAUSMANN         Avec Madame ALLIOT MARIE au Invalides

   Debout les Paras numéro 189 Union National des Parachutistes

 

                                      

                                                                        Au cérémonies du 14 Juillet 2004 Photo Major (R) VENTURA JL